Les playmobil s'en vont en guerre

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Chapitre 36 - La cavalerie légère anglaise

Quoique braves et magnifiquement montés, les cavaliers anglais furent toujours l'objet de la méfiance du duc de Wellington, qui connaissait leur manque d'expérience et le peu de compétence de leurs officiers. De son propre aveu, le grand chef militaire n'aurait pas aimé vois ses cavaliers se battre à quatre escadrons contre quatre escadrons français. C'est la raison pour laquelle la cavalerie ne fut guère employée au cours de la guerre d'Espagne. Mais il serait injuste de ne pas citer la brillante participation de la cavalerie à la bataille de Salamanque, qui, bien commandée, fit beaucoup pour la gloire de cette journée.

La bataille de Waterloo devait confirmer la justesse des appréciations de Wellington. Le 18 juin, à Papelotte, la cavalerie britannique sous le commandement du comte d'Uwbridge avait été lancée sur des colonnes d'infanterie en retraite et sur des forces de cavalerie inférieures en nombre. Excités par le succès, les cavaliers de Lord Edward Somerset et de Sir William Ponsonby ignorèrent résolument l'ordre de repli et chargèrent les Français qui s'étaient regroupés. Avant que leur attaque furieuse n'ait atteint les premiers rangs ennemis, un tiers des leurs, deux mille cinq cents hommes, étaient hors de combat. Sir W. Ponsonby lui même avait payé de sa vie cet acte d'insubordination.

On est en droit de se demander si un tel mélange de bravoure et de folle témérité n'était pas en grande partie provoqué par l'attitude méfiante de Wellington. D'une bravoure incontestable, la cavalerie britannique devait tenter de briller et de conquérir enfin de chef qui l'avait en si piètre estime.

 

La cavalerie légère britannique comprenait les dragons légers et les hussards. Ces derniers, au nombre de quatre régiments en 1811, avaient été formés à l'aide de quatre régiments de dragons légers dont ils gardèrent le numéro et le nom dans l'Army list, la dénomination de hussards n'y figurant qu'entre parenthèses. Les hussards furent équipés à la manière des hussards hongrois. Ils coiffèrent le colback et endossèrent le dolman et la pelisse. Innovation sans précédent, le hussard portait la moustache, ce qui complétait sa ressemblance avec ses homologues étrangers.

(extrait de l'uniforme et des armes des soldats du premier Empire vol.I)

 

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7ème hussards.



10/07/2017
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